Boutique de quartier
Une boutique vit sur sa marge. La connaître demande de savoir ce qui entre, ce qui sort, et ce qui disparaît sans être vendu.
Le cahier dit ce qui a été vendu, jamais ce qui a été cassé, offert ou pris. L'écart apparaît à l'inventaire, six semaines plus tard, sans explication — et le soupçon tombe sur celui qui était là.
Un code à quatre chiffres qu'on se dit au téléphone : « envoie-moi 12 du 1042 ». Il se tape à la caisse comme un code-barres, et il figure sur la feuille de comptage qu'on emporte dans le rayon.
Casse, perte, don, correction : chaque mouvement porte un motif, un auteur et une heure. Le rapport des pertes dit ce qu'elles ont coûté, au prix d'achat du jour où c'est arrivé.
Vous fixez le minimum par article. L'écran « à commander » regroupe ce qui manque par fournisseur : une commande par grossiste, pas une par article.
L'ardoise avec un plafond par client, et la liste de qui doit quoi. Le règlement s'enregistre au comptoir.
Si vous en avez deux, les transferts entre elles sont tracés : ce qui part, ce qui arrive, et l'écart entre les deux s'il y en a un.
Un fichier Excel avec les noms, les prix et les quantités : la boutique est prête en une fois, stock initial compris.
Un catalogue de départ se met en place à la création du compte, avec les prix courants. Vous les corrigez ensuite — c'est plus rapide que de tout saisir.
Créez votre compte, choisissez votre métier, ouvrez la caisse. Aucune carte bancaire.
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